De la définition du tracé à la construction des ouvrages, nous cherchons à éviter ou à réduire l’impact de la réalisation du nouveau métro sur l’environnement et les territoires traversés. Des solutions innovantes sont mises en place pour la valorisation des déblais, la conception des ouvrages et la réduction des gaz à effet de serre.

Préserver l'environnement des chantiers 

Eviter, réduire, compenser les impacts des travaux sur les milieux naturels sont les trois piliers de notre démarche environnementale. Une méthode rigoureuse que nous appliquons pour la construction de chaque ligne, gare et ouvrage afin de préserver la biodiversité.

  • Eviter 

En amont de la construction des nouvelles lignes de métro, nous avons pris des mesures qui épargnent l’environnement d’éventuels dommages en prenant en compte les enjeux écologiques et sociaux des
territoires :
- réalisation à 90% du Grand Paris Express en souterrain ;
- recours aux tunneliers pour le creusement des tunnels afin de limiter l’occupation de l’espace en surface ;
- choix dans l’emplacement de l’ensemble des ouvrages en surface ;
- mise en œuvre de certaines interventions selon les périodes de nidification.

  • Réduire 

Toutes les surfaces de chantier sont optimisées en concertation avec les collectivités. Les entreprises de travaux doivent respecter de nombreuses exigences environnementales : périodes de travaux adaptées aux contraintes et rythmes écologiques du milieu naturel, réduction des nuisances pour les riverains (bruit, poussières…), tri et réduction des déchets, recyclage des eaux industrielles ou de ruissellement...

  • Compenser

Lorsqu’il n’est pas possible d’éviter ou de limiter suffisamment les incidences liées aux travaux, nous mettons tout en œuvre, en lien avec nos partenaires, pour que les mesures compensatoires retenues soient les plus adaptées d’un point de vue écologique et de leur insertion territoriale. Nous réalisons un suivi sur 30 ans de nos mesures de compensation écologique pour évaluer leur efficacité et les ajuster en cas de besoin.
Boisement, restauration de milieux humides, création de milieux propices au développement des espèces locales… nous avons définis 20 mesures de compensation écologique et forestière réparties sur 22 sites franciliens.

Retrouvez l'ensemble de ces mesures en faveur de la biodiversité sur la carte interactive ci-dessous.
 

 

 

Transporter les terres par barges et trains

Près de 45 millions de tonnes de déblais vont être générés avec la réalisation du Grand Paris Express. Pour réduire les impacts sur l’environnement et limiter les gaz à effet de serre liés à leur transport, nous recourrons, dès que cela est possible, à des modes alternatifs à la route. 7 millions de tonnes de terres excavées, soit 15 % du volume total, seront transportées a minima par voie fluviale ou ferroviaire, principalement au départ des emprises travaux. Plus de 10 000 trajets de camions pourront ainsi être évités.
Nous suivons rigoureusement le cheminement de ces terres, des chantiers jusqu’à leur destination.

Utiliser les déblais en ressources 

Notre objectif est de valoriser 70 % des terres issues de nos chantiers.
Qu’est-ce que la valorisation ? Il s’agit d’utiliser les déblais dans certaines filières industrielles ou de travaux publics afin de préserver les ressources naturelles.
Aujourd’hui, les terres du Grand Paris Express sont majoritairement réutilisées pour le réaménagement de carrières de granulats et de gypse. Certaines sont recyclées par des cimenteries. Nous encourageons également l’utilisation des terres pour des projets d’aménagement portés par les acteurs des territoires ou des opérateurs privés. 1,4 million de tonnes de terre de la ligne 16 contribueront ainsi à la réalisation du projet du parc paysager "La Plaine du Sempin" situé à Chelles à Montfermeil. 

Nous nous tournons également vers le recyclage des déblais avec le développement de filières externes visant à créer des matériaux à partir des terres excavées (brique, céramique, carrelage, parement, béton, etc.). Pour compléter la boucle vertueuse d’économie circulaire, un travail est en cours pour intégrer des matériaux recyclés dans la réalisation des ouvrages du Grand Paris Express et dans les projets d’aménagements locaux.

Optimiser la conception des ouvrages 

Le dimensionnement des ouvrages (gares, tunnels, ouvrages de service) a été optimisé pour réduire les quantités de matériaux nécessaires à leur construction et les volumes de déblais à excaver.

Concernant les gares, le principe de sobriété s’impose aux cabinets d’architectes via notamment la charte d'architecture des gares du Grand Paris Express. Notre ambition est de rationaliser les projets dans tous les domaines (génie civil, matériaux, équipements) et de diminuer, ainsi, au maximum les impacts environnementaux liés à leur réalisation (techniques constructives, matériaux disponibles sur le marché…), ainsi qu’à leur exploitation et leur maintenance (durée de vie, normes thermiques…). Ces principes sont conformes aux exigences des référentiels HQE, BREAM ou LEED.

Tous les centres d'exploitation font l'objet d'une démarche de certification HQE© à niveau très bon, excellent ou exceptionnel.

Favoriser l'utilisation du béton bas carbone

Nous nous engageons à réduire d'au moins 25% les émissions de gaz à effet de serre (GES) liées à la construction du Grand Paris Express en favorisant l'innovation et en adaptant nos méthodes constructives.

Sur les chantiers, c'est le recours au béton qui représente la source la plus importante des émissions de GES en raison des quantités nécessaires aux ouvrages et tunnels. 70 % du nouveau métro sont réalisés avec du béton dit "bas carbone". Nous demandons, en effet, aux entreprises de travaux d’utiliser du béton dont l’empreinte carbone est 40 % plus faible qu’un béton classique.

Le béton fibré est également utilisé pour la fabrication des voussoirs d’une partie de la ligne 16. Deux fois moins consommateur en ressources que le béton armé, il permet de réduire les émissions de CO2 dans les cimenteries et les aciéries. 10 000 tonnes équivalents CO2 sont ainsi économisées en moyenne pour 10 km de tunnel.
Le choix d'un béton bas carbone et du béton fibré a d'ores et déjà permis d'éviter l'émission de plus de
700 000 tonnes de CO2.