20 ans après sa mise en service, le nouveau métro contribuera à réduire les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 14,2 millions de tonnes équivalents CO2 en Île-de-France,
En attendant, la Société du Grand Paris met tout en œuvre pour rendre sa construction aussi vertueuse que possible avec la mise en place de solutions innovantes.

Eviter, réduire, compenser

Eviter, réduire, compenser les impacts des travaux sur les milieux naturels sont les trois piliers de notre démarche environnementale. Une méthode rigoureuse que nous appliquons pour la construction de chaque ligne, gare et ouvrage afin de préserver la biodiversité.

Eviter

En amont de la construction des nouvelles lignes de métro, nous avons pris des mesures qui épargnent l’environnement d’éventuels dommages en prenant en compte les enjeux écologiques et sociaux des territoires :

  • réalisation à 90% du Grand Paris Express en souterrain ;
  • recours aux tunneliers pour le creusement des tunnels afin de limiter l’occupation de l’espace en surface ;
  • choix dans l’emplacement de l’ensemble des ouvrages en surface ;
  • mise en œuvre de certaines interventions selon les périodes de nidification.

Réduire

Toutes les surfaces de chantier sont optimisées en concertation avec les collectivités. Les entreprises de travaux doivent respecter de nombreuses exigences environnementales: périodes de travaux adaptées aux contraintes et rythmes écologiques du milieu naturel, réduction des nuisances pour les riverains (bruit, poussières…), tri et réduction des déchets, recyclage des eaux industrielles ou de ruissellement...

Compenser

Lorsqu’il n’est pas possible d’éviter ou de limiter suffisamment les incidences liées aux travaux, nous mettons tout en œuvre, en lien avec nos partenaires, pour que les mesures compensatoires retenues soient les plus adaptées au regard de leur insertion territoriale et d’un point de vue écologique. Nous assurons un suivi sur 30 ans de nos mesures de compensation écologique pour évaluer leur efficacité et les ajuster en cas de besoin.

 

Transporter les terres par barges et par trains

Près de 47 millions de tonnes de déblais vont être générés avec la réalisation du Grand Paris Express. Pour réduire les impacts sur l’environnement et limiter les gaz à effet de serre liés à leur transport, nous recourrons, dès que cela est possible, à des modes alternatifs à la route. Les déblais sont transportés par voie fluviale ou ferroviaire, principalement au départ des emprises travaux. Nous suivons rigoureusement le cheminement de ces terres, des chantiers jusqu’à leur destination.

Le transport fluvial des déblais en vidéo

16,3 % des terres...

sont transportées par voie alternative dont 14,7 % par barge et 1,6 % par train.

Valoriser les déblais en ressources

Notre objectif est de valoriser 70 % des terres issues de nos chantiers.
Qu’est-ce que la valorisation ? Il s’agit d’utiliser les déblais dans certaines filières industrielles ou de travaux publics afin de préserver les ressources naturelles. Aujourd’hui, les terres du Grand Paris Express sont majoritairement réutilisées pour le réaménagement de carrières de granulats et de gypse. Certaines sont recyclées par des cimenteries. Nous encourageons également l’utilisation des terres pour des projets d’aménagement portés par les acteurs des territoires ou des opérateurs privés. 1,4 million de tonnes de terres de la ligne 16 contribueront ainsi à la réalisation du projet du parc paysager « La Plaine du Sempin » situé à Chelles et à Montfermeil.

Nous nous tournons également vers le recyclage des déblais avec le développement de filières visant à créer des matériaux à partir des terres excavées (brique, céramique, carrelage, parement, béton, etc.). Pour compléter la boucle vertueuse d’économie circulaire, un travail est en cours pour intégrer des matériaux recyclés dans la réalisation des ouvrages du Grand Paris Express et dans les projets d’aménagements locaux.

Consultez la carte des sites où sont valorisés les déblais

49 % de terres valorisées...

depuis le début des travaux, soit plus de la moitié de notre objectif de valorisation.

Perspective du centre d’exploitation Champigny

La conception des ouvrages

Pour les gares, le principe de sobriété s’impose aux cabinets d’architectes via notamment la charte d'architecture des gares du Grand Paris Express. Notre ambition est de rationaliser les projets dans tous les domaines (génie civil, matériaux, équipements) et de diminuer, ainsi, au maximum les impacts environnementaux liés à leur réalisation ainsi qu’à leur exploitation et leur maintenance. Ces principes sont conformes aux exigences des référentiels HQE, BREEAM ou LEED.

Tous les centres d'exploitation font l'objet d'une démarche de certification HQE© à niveau très bon, excellent ou exceptionnel.

Utiliser des matériaux bas carbone

La construction du Grand Paris Express va générer environ 4,4 millions de tonnes de CO2. Plus de 70% de ces émissions sont dues à l’utilisation du béton et de l’acier. Nous nous engageons à réduire d'au moins 25% les émissions de gaz à effet de serre (GES) liées à la construction du Grand Paris Express en favorisant l'innovation et en adaptant nos méthodes constructives.

90 % du nouveau métro sont réalisés avec du béton dit bas carbone. Nous demandons, en effet, aux entreprises de travaux d’utiliser du béton dont l’empreinte carbone est 40 % plus faible qu’un béton classique. Le béton fibré est également utilisé pour la fabrication des voussoirs d’une partie de la ligne 16. Deux fois moins consommateur en ressources que le béton armé, il permet de réduire les émissions de CO2 dans les cimenteries et les aciéries. 10 000 tonnes équivalents CO2 sont ainsi économisées en moyenne pour 10km de tunnel.

Nous encourageons aussi la production de rails à partir de ferrailles recyclées. Ce procédé permet d’émettre 60% à 90% de CO2 en moins. Les premiers rails bas carbone ont été posés sur la ligne 16, et le seront également sur la ligne 17 et une partie de la ligne 15 Sud.

Le béton nouvelle génération en vidéo

Evaluer le bilan carbone du Grand Paris Express

La Société du Grand Paris s’est dotée dès 2012 de son propre outil, appelé CarbOptimum. Développé en lien avec des bureaux d’études spécialisés, il évalue l’impact carbone des projets en cours et à venir dans le cadre de la réalisation du Grand Paris Express. Cinq sources d’émissions de gaz à effet de serre directes et indirectes, générées et évitées, sont prises en compte : études et travaux préparatoires, construction de l’infrastructure, exploitation de l’infrastructure, impacts sur la mobilité en Île-de-France et impacts sur le développement régional.
L’impact carbone est obtenu en rapprochant l’empreinte carbone générée par la construction du projet et ses dépenses de fonctionnement, avec les émissions évitées grâce à sa mise en service. Cette évaluation est menée conformément aux standards en vigueur.

Depuis 2021, le bilan carbone de la Société du Grand Paris est réalisé annuellement et rendu public afin de s’assurer de la trajectoire carbone du projet et de la tenue de ses objectifs.

Illustration représentant une gare