La réalisation de quatre nouvelles lignes de métro en Île-de-France est née de la volonté d’accompagner la transformation de la région et d’améliorer le quotidien de ses habitants. Déplacements facilités, désenclavement des territoires, réduction des inégalités … Les bénéfices seront nombreux pour les Franciliens.

Des déplacements facilités
en Île-de-France et au-delà 

Aujourd’hui 70% des trajets franciliens, tous modes confondus, ne passent pas par Paris. On sait qu’un Francilien met en moyenne 68 minutes pour aller au travail et en revenir. Deux fois plus qu’en province ! Pourtant métros et RER forment un réseau en étoile qui nécessite de passer par Paris pour se déplacer en Île-de-France.
Avec quatre nouvelles lignes de métro construites autour de Paris (15, 16, 17 et 18), 68 gares, dont 80% connectées au métro actuel, aux trains et tramways, le réseau du Grand Paris Express desservira rapidement les villes de banlieue entre elles. En doublant la taille du réseau de métro existant, il permettra de décongestionner les principales lignes de transport en commun et offrira à près de trois millions de voyageurs des solutions plus rapides pour effectuer leurs parcours.

En rocade autour de la capitale, il connectera entre eux les principaux lieux de vie et d’activités de la métropole. Il reliera notamment les quartiers d’affaires (La Défense, la Plaine Saint-Denis, Val de Fontenay…), les pôles scientifiques et universitaires (Institut Gustave-Roussy, Paris-Saclay, la Cité Descartes…), et rapprochera les Franciliens de l’emploi, de la formation, des équipements de santé et de loisirs. 130 universités et écoles supérieures, 408 établissements de santé, 270 lieux culturels se trouveront à 10 minutes à pied des gares. 

Les trois grands aéroports franciliens (Paris-Charles de Gaulle, Paris-Orly, Le Bourget) seront rapidement desservis ainsi que les gares TGV de Massy-Palaiseau, Versailles-Chantiers et Paris-Charles de Gaulle). Ces connexions faciliteront pour de très nombreux voyageurs les trajets nationaux et internationaux.

Un nouveau métro en Île-de-France pour réduire les inégalités territoriales et sociales 

La moitié des nouvelles gares se situeront à côté de grands ensembles de logements sociaux, comme à Clichy-sous-Bois, Montfermeil, Aubervilliers, Bondy, Champigny-sur-Marne, Bagneux, Villejuif, Vitry-sur-Seine, Le Bourget, La Courneuve ou encore Massy. Et 42 gares desserviront des quartiers de la politique de la ville, qui concentrent une population plus jeune et plus précaire que dans le reste de la région. Pour les habitants vivant dans la Cité de 3 000 à Aulnay-sous-Bois, l’offre d’emplois disponibles en 45 minutes de transport en commun sera multipliée par 6. Pour les Montfermeillois et les Clichois, elle sera multipliée par 11 depuis la ligne 16. Pour les habitants situés à proximité de la gare Bry – Villiers – Champigny, le territoire accessible augmentera de 320 % et le nombre d’emplois de 570 %. 

L’arrivée du Grand Paris Express contribue également à créer une dynamique de développement économique et de renouvellement urbain dans ces quartiers de gare, avec la réalisation de projets d’aménagement diversifié. Ces projets offriront une plus grande mixité, à la fois en termes de logements, de commerces, de services.

Le nouveau métro rendra aussi accessibles en transport en commun des territoires franciliens aujourd’hui peu ou mal desservis par les transports en commun. C’est le cas de Thiais, Rungis et, en grande couronne, du plateau de Saclay où se concentrent aujourd’hui de nombreuses entreprises, grandes écoles et centres de recherche. 

Un projet moteur pour relever
les enjeux environnementaux 

Dans bien des cas, le nouveau métro constituera une alternative à l’utilisation de la voiture en proposant une nouvelle offre de mobilité. Depuis le début des années 90, Parisiens et habitants de la proche couronne ont fortement diminué l’utilisation de leur véhicule. Et la part des déplacements en transport en commun en Île-de-France a augmenté de 40% entre 2001 et 2018. La mise en service d’un métro rapide, connectant les grands lieux d’emploi, de formation, d’enseignement aux lieux de vie devrait confirmer cette tendance dans les années à venir. 

Avec la réalisation d’aménagements aux abords des gares, le Grand Paris Express est également une opportunité de favoriser les modes de déplacements doux, comme la marche et le vélo, pour rejoindre le métro. Il permettra également l’émergence de projets immobiliers bas-carbone et moins énergivores dans les quartiers de gare (constructions biosourcées, écoconception, exigences thermiques…), et la mise en oeuvre de mesures ambitieuses concernant la place de la nature en ville. Le renouveau urbain autour des futures gares du Grand Paris Express, avec la création de logements et de services, limitera l’étalement urbain et l’artificialisation des terres en Île-de-France. 

Ce double effet sur les mobilités et le développement urbain contribuera à réduire les émissions de gaz à effet de serre en Île-de-France. Le bilan sera positif dès la mise en service des premières lignes de métro. Entre 2030, lorsque le réseau sera mis en service dans son intégralité, et 2070, le projet pourrait permettre d’éviter entre 750 000 et 1 200 000 tonnes équivalents CO2 par an, en fonction de l’ampleur des projets immobiliers réalisés. Cela représenterait environ une baisse de 1,5 à 3 % des émissions annuelles de la région Île-de-France.