L’Union européenne s’est fixé des priorités en matière de transports à travers le programme RTE-T, pour "Réseau transeuropéen de transport", afin de réduire le fossé entre les réseaux de transports au sein de l’Union et de s’attaquer aux blocages du développement de la libre circulation. L’Union vise le développement, d’ici à 2020, d’un réseau de transport unifié, efficace et connectant l’ensemble de ses citoyens. Le Mécanisme d’interconnexion européen est le fonds qui applique cette politique en finançant des actions à travers des appels à projets. Ces projets doivent soutenir le développement de réseaux d’interconnexion européen dans le domaine des transports, de l’énergie et des télécommunications.

Le projet de la Société du Grand Paris s’inscrit dans le cadre du développement des "nœuds urbains". Cette nouvelle priorité, définie en 2013, vise à renforcer ou faire émerger des espaces urbains où les infrastructures de transports du réseau transeuropéen, tels que les ports, les aéroports, les gares, les gares de fret ou les plateformes logistiques sont connectés avec le reste du réseau européen, ou le connecte au réseau régional ou local.

Le Grand Paris Express est l’illustration de la pertinence de cette politique

Les lignes 14 Sud, 17 et 18 s’inscrivent pleinement dans la logique des nœuds urbains car elles améliorent fortement la desserte des aéroports internationaux (Roissy Charles-de-Gaulle, Orly, Le Bourget), mais également des gares TGV internationales (Gare de Lyon, Massy, Orly, Aéroport Charles de Gaulle).

La Société du Grand Paris a donc répondu en février 2015 au premier appel à projets relatifs aux nœuds urbains du Réseau transeuropéen, avec un dossier portant sur la réalisation des avant-projets de ces dessertes.

Après un important travail, qui a mobilisé l’ensemble de la Société du Grand Paris, le dossier a été déposé pour une action de 62,5 millions d’euros se déroulant entre le 1er octobre 2014 et le 1er septembre 2017. Le règlement européen prévoit une intervention maximale de l’Union à hauteur de 50% des dépenses éligibles.

L’attribution de la subvention est une reconnaissance de la dimension européenne du projet

En 2015, au terme du premier appel à projets relatif aux nœuds urbains, l’Union européenne a attribué 47,8 millions d’euros de subventions à six projets sélectionnés parmi 27 dossiers. Le dossier porté par la Société du Grand Paris est le premier bénéficiaire de ces subventions, obtenant une aide de 31,3 millions d’euros, soit 50% du coût du projet.

Le fait que l’Union accorde au projet les deux tiers de son financement disponible sur ce sujet est un témoignage de la dimension européenne du Grand Paris Express, comme l’indique l’appréciation du projet par l’agence INEA, chargée de l’instruction du dossier pour le compte de la Commission européenne : "en lançant des études pour la mise en place d’infrastructures de transport dans le nœud urbain de Paris et en fournissant une réelle interconnexion avec le réseau transeuropéen de transport, [la candidature] répond pleinement aux objectifs de l’appel à projets."