Un investissement pour l’avenir

Plus grand projet d’aménagement d’Europe, le nouveau métro est un investissement d’avenir. Au total, plus de 25 milliards d’euros seront engagés pour construire le Grand Paris Express, auxquels s’ajoutent 3,4 milliards pour la modernisation et l’adaptation du réseau existant. À long terme, le nouveau réseau de transport pourrait générer plus de 100 milliards d’euros de PIB supplémentaires dans la région Île-de-France, soit quatre milliards d’euros par an pendant 25 ans à compter des premières mises en service. L’investissement que représente le nouveau métro renforcera l’attractivité et la compétitivité de la première région économique européenne. Et, grâce à des mécanismes de redistribution, il bénéficiera à tout pays. La région francilienne produit, en effet, plus de 30 % de la richesse nationale, et n’en consomme que 22 % – le reste de la valeur créée étant transférée aux autres régions. D’ici à 25 ans, le nombre d’emplois créés, directs et indirects, lié au Grand Paris Express est estimé à 115 000. De nouveaux emplois qui s’ajoutent aux quelque 685 000 résultant de la croissance naturelle de la Région.

La valeur sociale du projet est estimée à 60 milliards d’euros à horizon 2060, dont 35 milliards d’euros de bénéfices liés au transport (meilleures conditions de voyage, gains de temps, régularité…), et 25 milliards de bénéfices économiques (effets d’agglomération, nouveaux emplois, attractivité renforcée des territoires…).

Le projet du Grand Paris Express est un investissement public. Sa rentabilité socio-économique s'élève à 7,5 %. Elle s’évalue en estimant les bénéfices économiques générés par le projet, mais aussi en intégrant les bénéfices sociaux, urbains et environnementaux.

 

Un financement maîtrisé

Le financement du projet est global : la totalité du Grand Paris Express, mais également les contributions aux autres projets financés par la Société du Grand Paris, font ainsi caisse commune au sein d’un dispositif de financement unique.

financement juin 2017

Le modèle de financement de la Société du Grand Paris

Ce financement est sécurisé sur le long terme. En effet, outre les subventions de l’Union européenne et de l’État (notamment dans le cadre du Programme d’investissements d’avenir), la Société du Grand Paris s’appuie sur plusieurs ressources affectées par l’État.

La Société du Grand Paris perçoit ainsi les recettes issues de trois taxes, dont le coût est essentiellement porté par les entreprises. Ces recettes s’élèvent à plus de 500 millions d’euros par an. Elles devraient augmenter sur le moyen et long termes.

Le financement du nouveau métro, investissement d’avenir pour les prochaines générations, est par ailleurs étalé dans le temps grâce à la souscription d’emprunts qui seront amortis sur plusieurs décennies. Des premiers contrats ont été conclus auprès de la Caisse des dépôts et de la Banque européenne d’investissement. D’autres prendront la forme d’émissions obligataires pour un financement sur les marchés. L’objectif fixé par les autorités est que tous les emprunts soient intégralement remboursés au plus tard 40 ans après les dernières mises en service.

Enfin, en phase d’exploitation du réseau, la Société du Grand Paris pourra compter sur des recettes complémentaires, tirées notamment de l’exploitation commerciale des gares (publicité, commerces, etc.) et de redevances d’usage de son réseau (péages), pour un montant estimé à 200 millions d’euros par an.

Preuve de la solidité financière de la Société du Grand Paris, l’agence de notation Moody’s lui attribue la note Aa2/Prime-1 avec perspective stable, soit la meilleure possible pour une entreprise publique française.