Un investissement pour l’avenir

Plus grand projet d’aménagement d’Europe, le nouveau métro est un investissement d’avenir. Au total, près de 35 milliards d’euros, dont 7 milliards d'euros de provisions pour risque et aléas, sont prévus pour construire le Grand Paris Express.

À long terme, le nouveau réseau de transport pourrait générer plus de 100 milliards d’euros de PIB supplémentaires dans la région Île-de-France. L’investissement que représente le nouveau métro renforcera l’attractivité et la compétitivité de la première région économique européenne. Et, grâce à des mécanismes de redistribution, il bénéficiera à tout pays. La région francilienne produit, en effet, plus de 30 % de la richesse nationale, et n’en consomme que 22 % – le reste de la valeur créée étant transférée aux autres régions. D’ici à 25 ans, le nombre d’emplois créés, directs et indirects, lié au Grand Paris Express est estimé à 115 000. De nouveaux emplois qui s’ajoutent aux quelque 685 000 résultant de la croissance naturelle de la région.

La valeur sociale du projet est estimée à 60 milliards d’euros à horizon 2060, dont 35 milliards d’euros de bénéfices liés au transport (meilleures conditions de voyage, gains de temps, régularité…), et 25 milliards de bénéfices économiques (effets d’agglomération, nouveaux emplois, attractivité renforcée des territoires…).

Par ailleurs, la Société du Grand Paris contribue à la modernisation et à l'adaptation du réseau existant, à hauteur de 3,4 milliards d'euros. Elle participe ainsi au prolongement de la ligne 11 entre Mairie des Lilas et Rosny Bois-Perrier, à celui de la ligne 14 Nord de Saint-Lazare à Marie de Saint-Ouen, et au projet Eole (prolongement du RER E à l'ouest jusqu'à Mantes-la-Jolie). La Société du Grand Paris apporte également une contribution financière à la modernisation des RER A, B, C et D.

Un financement maîtrisé

Le financement du projet est global : la totalité du Grand Paris Express, mais également les contributions aux autres projets financés par la Société du Grand Paris, font ainsi caisse commune au sein d’un dispositif de financement unique.

Ce financement est sécurisé sur le long terme par l'État. En effet, outre les subventions de l’Union européenne et nationales (notamment dans le cadre du Programme d’investissements d’avenir), la Société du Grand Paris s’appuie sur plusieurs ressources affectées par l’État.

La Société du Grand Paris perçoit ainsi les recettes issues de trois taxes, dont le coût est essentiellement porté par les entreprises. Ces recettes s’élèvent à plus de 500 millions d’euros par an. Elles devraient augmenter sur le moyen et long termes. Le gouvernement a confié, début 2018, une mission au député Gilles Carrez, afin d'identifier de nouvelles recettes permettant de faire face à la révision du coût du projet.

Le financement du nouveau métro, investissement d’avenir pour les prochaines générations, est par ailleurs étalé dans le temps grâce à la souscription d’emprunts qui seront amortis sur plusieurs décennies. Des premiers contrats ont été conclus auprès de la Caisse des dépôts et de la Banque européenne d’investissement. D’autres prendront la forme d’émissions obligataires.

Enfin, en phase d’exploitation du réseau, la Société du Grand Paris pourra compter sur des recettes complémentaires, tirées notamment de l’exploitation commerciale des gares (publicité, commerces, etc.) et de redevances d’usage de son réseau (péages).

Preuve de la solidité financière de la Société du Grand Paris, l’agence de notation Moody’s lui attribue la note Aa2/Prime-1 avec perspective stable, soit la meilleure possible pour une entreprise publique française.