Un chantier anticipé

Mis à jour :

Dès janvier 2011, des études environnementales, techniques et socio-économiques ont été menées en complément de la concertation avec les villes. Les enjeux environnementaux sont pris en compte dès le stade de la conception, ce qui permet d’adopter des méthodes de construction adaptées et réalistes.

La majorité du tracé étant souterrain, des sondages sont effectués depuis 2012, afin de bien connaître les caractéristiques des sols et de dimensionner les infrastructures (tunnels, gares, ouvrages annexes).

La Société du Grand Paris réalise également des études (tronçon par tronçon) visant à évaluer, au plus tôt, les incidences potentielles du projet dont les impacts des travaux sur le voisinage. Cette anticipation permettra d’organiser au mieux les chantiers dans l’objectif d’en réduire les nuisances.

Le découpage du réseau en tronçon permet de mieux coordonner les études et une adaptation optimale aux besoins des territoires.

Différents sujets, tels que le bruit, l’évacuation et le transport des déblais, le maintien de la circulation autour des chantiers, les risques de vibrations que pourrait engendrer le creusement du tunnel, sont d’ores et déjà pris en compte.

La limitation du bruit

Il est impossible, en phase de chantier, de supprimer totalement les nuisances sonores. Toutefois, la Société du Grand Paris s’engage à mettre en place des dispositions spécifiques imposées aux chantiers pour limiter au maximum les nuisances pour les riverains.

Un dossier « Bruit de chantier » dressera l’état des lieux des nuisances sonores et permettra la mise en place des mesures les plus efficaces. Il sera communiqué aux habitants, au préfet et aux élus avant le démarrage des travaux.

Quelques mesures simples et très efficaces sont toutefois déjà établies comme la mise en place systématique de lave roue en sortie de chantier et la mise en en place de solutions permettent de réduire à la source le bruit des équipements (grilles acoustiques, capotages, silencieux…).

Par ailleurs, un strict respect des horaires de chantier contrôlés dans le cadre d’un plan de management planifiera notamment les opérations en fonction de leur niveau sonore, comme la restriction de circulation des camions entre 7 h et 20 h.

L’objectif de la Société du Grand Paris est d’éviter les nuisances en phase exploitation, notamment le bruit et les vibrations. Au fur et à mesure de l’avancement dans la définition du système de transport – type de matériel roulant, type de voie, type d’équipement de ventilation – la Société du Grand Paris évaluera la perception éventuelle des bruits et vibrations pour les riverains, et mettra en œuvre les mesures d’atténuation pour les rendre acceptable.

Les circulations routières

Pendant la phase de travaux, des solutions seront trouvées pour maintenir la circulation automobile.
Le Schéma directeur d’évacuation des déblais, en proposant des dispositifs concrets et anticipés d’évacuation, va permettre, d’une part, d’éviter les entreposages sauvages de merlons et, d’autre part, d’organiser au plus tôt, en lien avec les services des communes concernées, les circuits de circulation au cœur des villes.

Pour plus d’information :

Les essentiels environnement n°1
Les essentiels environnement n°2

Les risques de vibrations

Le tunnelier va « grignoter » des sols en grande profondeur (entre 15 et 40 mètres contre 10 mètres en moyenne pour le métro parisien). C’est pourquoi les risques de désordre en surface et de nuisances sonores liées au passage du tunnelier sont faibles.
Cependant, préalablement au démarrage des travaux et en parallèle des études menées, la Société du Grand Paris procède à des sondages géologiques afin de permettre une meilleure connaissance du sous-sol, ainsi qu’à des évaluations du bâti existant (référés préventifs), afin d’en connaître l’état initial.

Pendant le creusement, les mouvements éventuels du sol seront surveillés, permettant de réagir au plus vite et si besoin d’adapter les méthodes utilisées.