Un réseau de transport moderne et étendu

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8,5 millions de voyageurs empruntent quotidiennement les transports en commun en Île-de-France. Les infrastructures ferroviaires d’Île-de-France accueillent sur 10 % du réseau près de 40 % du trafic national. Elles ont besoin d’être modernisées et développées pour faire face à l’augmentation importante du trafic (+ 21 % en 10 ans).

C’est un enjeu de qualité de vie en Île-de-France, pour que les conditions d’exploitation du réseau soient plus fiables, plus confortables, et apportent une meilleure qualité de service aux usagers. À moyen terme, 90 % des Franciliens habiteront à moins de 2 km d’une gare. Et le temps de transport quotidien, qui n’a cessé d’augmenter pour atteindre 24 min en moyenne, contre 10 min il y a 60 ans, redeviendra un temps raisonnable.

C’est un enjeu de solidarité au sein de la région, par le désenclavement des territoires les plus défavorisés d’Île-de-France, qui ont besoin d’un accès facilité aux zones d’emploi.
C’est un enjeu d’attractivité de l’Île-de-France et de la France, car le développement équilibré de la région capitale est un sujet d’intérêt national.

C’est un enjeu d’emploi, avec environ 15 000 à 20 000 emplois directs créés par les travaux, puis plus encore, une fois les projets mis en service, grâce à une meilleure efficacité du système métropolitain qui bénéficiera à toutes les entreprises.
Dans ce cadre, le Gouvernement et les collectivités territoriales portent ensemble la réalisation d’un ambitieux projet de modernisation et de développement des transports en Île-de-France. Il articule de manière cohérente les besoins de modernisation et d’extension du réseau existant, et la réalisation de nouvelles lignes de métro automatique : c’est le « Nouveau Grand Paris des transports » présenté par le Gouvernement, le 6 mars 2013.

Un projet, deux volets

Le premier volet porte sur la modernisation et l’extension du réseau existant selon le plan de mobilisation de plus de 12 milliards d’euros convenu entre la région Ile-de-France, l’État, les départements et le STIF (dont 7 milliards à engager d’ici à 2017). Cela comprend, notamment, le prolongement du RER E, à l’ouest, des prolongements de ligne de métro, la création de bus à haut niveau de service et de tramways, la modernisation des RER et l’amélioration des lignes de Transilien.

Le second volet repose sur la création de nouvelles lignes de métro automatique, le Grand Paris Express. Le 6 mars 2013, le Gouvernement a réaffirmé la réalisation intégrale du Grand Paris Express en demandant que soient étudiées des optimisations permettant d’en réduire le coût. L’objectif des optimisations consiste à sécuriser le financement du projet et sa réalisation en réduisant son coût global de l’ordre de 3 milliards d’euros (CE 2012) pour respecter un coût d’objectif arrêté à 22,625 milliards d’euros.

Les travaux ont débuté en 2015 et, de 2022 à 2030, toutes les lignes seront mises progressivement en service, sans interruption ni phasage. Rappelons que l’ampleur du projet est sans précédent : 200 km de métro, 68 nouvelles gares et 15 000 à 20 000 emplois directs. À moyen terme, 90 % des Franciliens habiteront à moins de 2 km d’une gare.