Le Grand Paris Express est un investissement d’avenir. Ses bénéfices en matière d’emploi, de formation, d'insertion, de productivité et d'attractivité en font un projet à haute valeur ajoutée. Il profitera aux Franciliens, au développement économique de toute la région et à l’ensemble du pays. Comment est-il financé ? Comment mobilise-t-il l'économie francilienne et favorise-t-il l’insertion et l’accès à l’emploi ? En quoi est-il un atout pour la France ?

Le Grand Paris Express et la modernisation du réseau de transports francilien

Un modèle de financement global et pérenne

L’économie francilienne dynamisée

Un projet porteur de croissance et facteur d’attractivité


Le Grand Paris Express et la modernisation du réseau de transports francilien

Le Grand Paris Express comprend 68 gares, 4 nouvelles lignes (15, 16, 17 et 18), ainsi que les prolongements de la ligne 14 Sud, d'Olympiades à Villejuif Gustave-Roussy, et de la ligne 14 Nord, entre Mairie de Saint-Ouen et Saint-Denis Pleyel. Au total, la Société du Grand Paris consacrera près de 35 milliards d'euros à la réalisation du nouveau métro, ce montant intégrant environ 7 milliards d'euros de provisions pour risque et aléas. 

Parallèlement, la Société du Grand Paris contribue à la modernisation du réseau de transport francilien à hauteur de 3,4 milliards d'euros : 1,1 milliard d'euros sera engagé pour prolonger les lignes 14 et 11 ; 1,5 milliard d'euros pour le prolongement du RER E à l'ouest ; 352 millions d'euros destinés à la modernisation des RER A, B, C et D ; 450 millions d'euros pour la réalisation des interconnexions entre les nouvelles gares et les gares existantes.

Un modèle de financement global et pérenne

Le financement du projet est global : la totalité du Grand Paris Express, mais également les contributions aux autres projets financés par la Société du Grand Paris, font caisse commune au sein d’un dispositif de financement unique. Le conseil de surveillance de la Société du Grand Paris a ainsi pu engager, entre juillet 2013 et novembre 2015, la totalité des sept opérations d’investissements qui composent le Grand Paris Express.

Ce financement global est sécurisé sur le long terme par l'État. Outre les subventions de l’Union européenne et de l’État (notamment dans le cadre du programme d’investissements d’avenir), la Société du Grand Paris s’appuie sur plusieurs ressources.

D’une part, l’État a affecté au financement du nouveau métro les recettes de trois taxes, représentant plus de 500 millions d’euros par an :

  • une composante de l'imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (Ifer) ;
  • la taxe spéciale d’équipement (TSE) ;
  • et une fraction de la taxe sur les locaux à usage de bureaux, les locaux commerciaux et les surfaces de stationnement (TSBCS).

Ces recettes, en particulier la TSBCS, dont l’assiette est dynamique et le taux indexé sur le coût de la construction, devraient augmenter progressivement sur les moyen et long termes. Une mission, confiée par le gouvernement au député Gilles Carrez en février 2018, permettra d'identifier de nouvelles recettes afin de faire face à la révision du coût du projet.

D’autre part, le nouveau métro est financé par l'emprunt. Des premiers contrats ont été conclus auprès de la Caisse des dépôts et de la Banque européenne d'investissement (3 milliards d'euros début 2018). D'autres prendront la forme d’émissions monétaires et obligataires. Les premières afin de gérer au mieux la trésorerie de la Société du Grand Paris via un programme NeuCP de 3 milliards d'euros, les secondes pour s'adresser directement aux investisseurs institutionnels internationaux (fonds de pension, assureurs, caisses de retraites, gestionnaires d'actifs) via un programme EMTN de 5 milliards d'euros sur des horizons de remboursement en adéquation avec un actif de long terme.

L'emprunt offre la possibilité de concentrer la réalisation du réseau dans un temps aussi court que possible tout en permettant d'étaler le financement sur plusieurs décennies. Cet échelonnement du financement est indispensable pour des raisons d'équité, puisqu'il s'agit à la fois d'améliorer les conditions de transport actuelles des Franciliens et de préparer celles des prochaines générations.

En plus des recettes fiscales affectées, la Société du Grand Paris pourra compter, dès la mise en marche du réseau, sur des redevances d’usage (péages). Elle pourra également tirer des recettes complémentaires de l’exploitation commerciale des infrastructures (publicité et commerces dans les gares, fibre numérique dans les tunnels etc.).

En janvier 2018, l’agence de notation Moody’s a attribué à la Société du Grand Paris la note Aa2/Prime-1 avec perspective stable, soit la meilleure possible pour une entreprise publique française. 

L’économie francilienne dynamisée

Emploi 

Le chantier du Grand Paris Express mobilisera, chaque année, environ 15 000 emplois pendant toute la durée des travaux, dont deux tiers dans l’industrie de la construction et un tiers pour la réalisation des matériels roulants. En phase d’exploitation, le fonctionnement, la maintenance et l’entretien du réseau seront sources d’emplois. Le projet induira également de nouvelles activités dans et autour des gares : services, projets d’aménagement, construction de logements, etc. D’ici à 25 ans, au moins 100 000 emplois, selon les prévisions, seront créés grâce au nouveau métro. Ces créations s’ajouteront aux 685 000 emplois générés naturellement par la croissance de la région, indépendamment du nouveau métro. 

Insertion et formation

La réalisation du Grand Paris Express est l’occasion de favoriser l’insertion professionnelle et la formation. Ainsi, les marchés contractés intègrent-ils des clauses d’insertion, réservant 5 % des heures de travail à des personnes éloignées de l’emploi, dont bénéficieront prioritairement les habitants des territoires traversés par le Grand Paris Express. Décidée à faire preuve d’exemplarité sociale, l’entreprise publique a signé une charte de responsabilité sociale des entreprises. 

Un moteur de croissance pour les PME

Le chantier du nouveau métro est un levier de croissance pour les PME, notamment en Île-de-France. Dans le cadre de sa démarche partenariale avec les entreprises qui réalisent les travaux, la Société du Grand Paris impose dans ses marchés qu’une part d’au moins 20 % des travaux soit exécutée par des PME, en cotraitance ou en sous-traitance.

Un projet porteur de croissance et facteur d’attractivité

Bénéfices environnementaux

Le Grand Paris Express contribue à la construction d’une métropole durable, en phase avec les objectifs fixés par l’accord universel sur le climat signé lors de la COP21. Avec son tracé en rocade, il limite l’étalement urbain et organise un développement maîtrisé de la ville. Le nouveau métro favorisera aussi le report de la voiture vers le transport collectif et l’essor de la marche, du vélo et de toutes les nouvelles formes de circulation douce.

Gains de productivité et de compétitivité

Le nouveau métro renforcera la productivité et la compétitivité des entreprises franciliennes grâce à deux mécanismes distincts : la productivité des entreprises augmente avec la densification de l’emploi ; les qualifications et les productivités des travailleurs progressent plus vite dans un environnement de haute productivité. Par ailleurs, le réseau de fibre optique de très grande puissance déployé le long des 200 km du tracé constituera une opportunité et un facteur d’attractivité pour les entreprises implantées dans les 153 communes traversées par le Grand Paris Express.

Un investissement pour la France

Le Grand Paris Express est un investissement public sans précédent. Le nouveau métro créera une valeur sociale d’au moins 60 milliards d’euros et générera plus de 100 milliards d’euros de PIB supplémentaires à long terme pour la région Île-de-France. Par un mécanisme de redistribution, cette valeur additionnelle bénéficiera à tout le pays. La région-capitale crée, en effet, au moins 30 % du PIB de la France, tout en n’utilisant que 22 % du revenu disponible. Ainsi, les bénéfices économiques du Grand Paris Express auront un effet positif pour l’ensemble des régions françaises.

Un facteur d’attractivité internationale

En Île-de-France, les profils mobiles à l’international représentent 20 à 30 % de l’activité salariée. Pour conserver ces emplois, et en attirer de nouveaux, la métropole du Grand Paris doit renforcer son attractivité internationale, économique et touristique face aux grandes villes-monde, comme Londres, New York ou Shanghai. En facilitant le fonctionnement métropolitain, en assurant une desserte rapide des aéroports, des quartiers d’affaires ou des pôles scientifiques de renom, le Grand Paris Express est un facteur essentiel du rayonnement de la capitale et de sa région.