Le Grand Paris Express est un investissement d’avenir. Ses bénéfices en matière d’emploi, de formation, d'insertion, de productivité et d'attractivité en font un projet à haute valeur ajoutée. Il profitera aux Franciliens, au développement économique de toute la région et à l’ensemble du pays. Comment est-il financé ? Comment mobilise-t-il l'économie francilienne et favorise-t-il l’insertion et l’accès à l’emploi ? En quoi est-il un atout pour la France ?

Le Grand Paris Express et la modernisation du réseau de transports francilien

Un modèle de financement global et pérenne

L’économie francilienne dynamisée

Un projet porteur de croissance et facteur d’attractivité


Le Grand Paris Express et la modernisation du réseau de transports francilien

Au total, la Société du Grand Paris investira 29 milliards d’euros pour la réalisation du nouveau métro et la modernisation du réseau de transports francilien. L’essentiel de ce budget, 25,6 milliards d’euros, est dédié à la construction de quatre nouvelles lignes de métro et de leurs gares : 1,1 milliard d’euros sera engagé pour prolonger les lignes 14 et 11, et 1,5 milliard d’euros pour le RER E. Par ailleurs, 352 millions seront consacrés à la modernisation des RER A, B, C et D. Enfin, la Société du Grand Paris contribuera à l’adaptation des réseaux existants en finançant à hauteur de 450 millions la réalisation des interconnexions entre les nouvelles gares et les gares existantes.

Un modèle de financement global et pérenne

Le financement du projet est global : la totalité du Grand Paris Express, mais également les contributions aux autres projets financés par la Société du Grand Paris, font caisse commune au sein d’un dispositif de financement unique. Le conseil de surveillance de la Société du Grand Paris a ainsi pu engager, entre juillet 2013 et novembre 2015, la totalité des sept opérations d’investissements qui composent le Grand Paris Express. Ce financement global est sécurisé sur le long terme. Outre les subventions de l’Union européenne et de l’État (notamment dans le cadre du programme d’investissements d’avenir), la Société du Grand Paris s’appuie sur plusieurs ressources.

D’une part, l’État a affecté au financement du nouveau métro les recettes de trois taxes, représentant plus de 500 millions d’euros par an :

  • une composante de l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (Ifer) ;
  • la taxe spéciale d’équipement (TSE) ;
  • et une fraction de la taxe sur les locaux à usage de bureaux, les locaux commerciaux et les surfaces de stationnement (TSBCS).

Ces recettes, en particulier la TSBCS, dont l’assiette est dynamique et le taux indexé sur le coût de la construction, devraient augmenter progressivement sur les moyen et long termes.

D’autre part, le nouveau métro est financé par l'emprunt. La Société du Grand Paris a conclu de premiers contrats, avec la garantie de l’État, auprès de la Caisse des dépôts et consignations et de la Banque européenne d’investissement. D’autres prendront la forme d’émissions obligataires pour un financement sur les marchés. En janvier 2017, l’agence de notation Moody’s a attribué à la Société du Grand Paris la note Aa2/Prime-1 avec perspective stable, soit la meilleure possible pour une entreprise publique française. 

L'emprunt offre la possibilité de concentrer la réalisation du réseau dans un temps aussi court que possible tout en permettant d'étaler le financement sur plusieurs décennies. Cet échelonnement du financement est indispensable pour des raisons d'équité, puisqu'il s'agit à la fois d'améliorer les conditions de transport actuelles des Franciliens et de préparer celles des prochaines générations. L’objectif fixé par les autorités est que tous les emprunts de la Société du Grand Paris soient intégralement remboursés, au plus tard, 40 ans à partir des dernières mises en service. En plus des recettes fiscales affectées, la Société du Grand Paris pourra compter, dès la mise en marche du réseau, sur des redevances d’usage (péages), pour un montant estimé à 200 millions d'euros par an. Elle pourra également tirer des recettes complémentaires de l’exploitation commerciale des infrastructures (publicité et commerces dans les gares, fibre numérique dans les tunnels etc.).

L’économie francilienne dynamisée

Emploi 

Le chantier du Grand Paris Express mobilisera, chaque année, environ 15 000 emplois pendant toute la durée des travaux, dont deux tiers dans l’industrie de la construction et un tiers pour la réalisation des matériels roulants. En phase d’exploitation, le fonctionnement, la maintenance et l’entretien du réseau seront sources d’emplois. Le projet induira également de nouvelles activités dans et autour des gares : services, projets d’aménagement, construction de logements, etc. D’ici à 25 ans, au moins 100 000 emplois, selon les prévisions, seront créés grâce au nouveau métro. Ces créations s’ajouteront aux 685 000 emplois générés naturellement par la croissance de la région, indépendamment du nouveau métro. 

Insertion et formation

La réalisation du Grand Paris Express est l’occasion de favoriser l’insertion professionnelle et la formation. Ainsi, les marchés contractés intègrent-ils des clauses d’insertion, réservant 5 % des heures de travail à des personnes éloignées de l’emploi, dont bénéficieront prioritairement les habitants des territoires traversés par le Grand Paris Express. Décidée à faire preuve d’exemplarité sociale, l’entreprise publique a signé une charte de responsabilité sociale des entreprises. Enfin, la création d’une Académie du Grand Paris vise à mieux faire connaître et partager les opportunités créées par le nouveau métro en matière de formation et d’accès à l’emploi.

Un moteur de croissance pour les PME

Le chantier du nouveau métro est un levier de croissance pour les PME, notamment en Île-de-France. Dans le cadre de sa démarche partenariale avec les entreprises qui réalisent les travaux, la Société du Grand Paris impose dans ses marchés qu’une part d’au moins 20 % des travaux soit exécutée par des PME, en cotraitance ou en sous-traitance.

Un projet porteur de croissance et facteur d’attractivité

Bénéfices environnementaux

Le Grand Paris Express contribue à la construction d’une métropole durable, en phase avec les objectifs fixés par l’accord universel sur le climat signé lors de la COP21. Avec son tracé en rocade, il limite l’étalement urbain et organise un développement maîtrisé de la ville. Le nouveau métro favorisera aussi le report de la voiture vers le transport collectif et l’essor de la marche, du vélo et de toutes les nouvelles formes de circulation douce.

Gains de productivité et de compétitivité

Le nouveau métro renforcera la productivité et la compétitivité des entreprises franciliennes grâce à deux mécanismes distincts : la productivité des entreprises augmente avec la densification de l’emploi ; les qualifications et les productivités des travailleurs progressent plus vite dans un environnement de haute productivité. Par ailleurs, le réseau de fibre optique de très grande puissance déployé le long des 200 km du tracé constituera une opportunité et un facteur d’attractivité pour les entreprises implantées dans les 153 communes traversées par le Grand Paris Express.

Un investissement pour la France

Le Grand Paris Express est un investissement public sans précédent. Sa rentabilité s’évalue à l’aune d’un ensemble de bénéfices économiques, sociaux, urbains, environnementaux, etc. Cette rentabilité est estimée à 7,5 %. Le nouveau métro créera une valeur sociale d’au moins 60 milliards d’euros et générera plus de 100 milliards d’euros de PIB supplémentaires à long terme pour la Région Île-de-France. Par un mécanisme de redistribution, cette valeur additionnelle bénéficiera à tout le pays. La région capitale crée, en effet, au moins 30 % du PIB de la France, tout en n’utilisant que 22 % du revenu disponible. Ainsi, les bénéfices économiques du Grand Paris Express auront un effet positif pour l’ensemble des régions françaises.

Un facteur d’attractivité internationale

En Île-de-France, les profils mobiles à l’international représentent 20 à 30 % de l’activité salariée. Pour conserver ces emplois, et en attirer de nouveaux, la métropole du Grand Paris doit renforcer son attractivité internationale, économique et touristique face aux grandes villes-monde, comme Londres, New York ou Shanghai. En facilitant le fonctionnement métropolitain, en assurant une desserte rapide des aéroports, des quartiers d’affaires ou des pôles scientifiques de renom, le Grand Paris Express est un facteur essentiel du rayonnement de la capitale et de sa région. Déjà, le nouveau métro est un atout important au service de la candidature de Paris à l’organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2024, et de celle de la France pour accueillir l’Exposition universelle en 2025.