Cette semaine, les jeunes ambassadeurs de la candidature française à l'Expo2025 se rassemblent à Paris afin de découvrir, de leurs propres yeux, les atouts de la France dans cette compétition internationale. Parmi ces atouts, le Grand Paris Express assurera la desserte ultra-rapide du Village global prévu à Saclay. 

Il leur reste un an pour convaincre leur pays. En novembre 2018 sera désigné le pays hôte qui accueillera l'Exposition universelle de 2025. La France, bien décidée à renouveler le succès des JO 2024, mobilise les troupes. Elle réunit cette semaine à Paris la centaine d'ambassadeurs, issus de 70 pays, qui devront, à leur retour,  convaincre leur pays de voter pour la France. Ces ambassadeurs ont une particularité : plutôt que des diplomates aux tempes grisonnantes, ce sont des étudiants. Ce choix fait écho au site où il est prévu d'installer le Village global de l'Expo 2025 : le plateau de Saclay. Ce campus accueille 65 000 étudiants dont 10 000 sont étrangers. La candidature française parie sur la jeunesse du monde.

La ligne 18, au service de la candidature française

La Société du Grand Paris est partenaire de l'ExpoFrance2025. La ligne 1 du métro parisien avait été achevée à l’occasion de l’Exposition universelle de 1900. En 2025, il en sera de même avec le nouveau métro, dont la ligne 18 desservira Saclay. C’est pour découvrir  le Grand Paris Express que plusieurs de ces jeunes ambassadeurs se sont rendus ce mercredi 15 novembre à la Fabrique du Métro, à Saint-Ouen. Le lieu, consacré entièrement au Grand Paris Express, ouvrira ses portes en 2018. Au menu de cette visite en avant-première : 22 mètres 80 d'échantillons des sondages dans le sol francilien, le mode d'emploi du comblement des anciennes carrières et les découvertes archéologiques d’époque mérovingienne. Les jeunes ambassadeurs ont appris qu'un tunnelier avance de trois kilomètres par an. Mais ils ont surtout décelé que ce métro constitue un levier pour construire la ville de demain, pleinement projetée dans son siècle. Et mesurent concrètement les bouleversements que le Grand Express engendrera : il faudra 15 min pour aller d’Orly à la gare Orsay – Gif avec la ligne 18, contre 1h06 actuellement.

Seda (arménienne), Maria (guatémaltèque), Monibur Rahman (bangladais) et Andrea (barbadienne) visitent la Fabrique du métro. Ils figurent parmi la centaine d'ambassadeurs de la candidature française.


Des jeunes francophiles, soucieux de leur planète… et présents sur Facebook

Ces ambassadeurs sont les gagnants d’un jeu-concours. Alors qu'ils consultaient leur fil d'actualité Facebook, ils sont tombés sur une pub qui leur proposait d'être ambassadeurs s’ils remportaient ce concours. Leur attention a d’abord été accrochée en raison de leur tropisme francophile. Maria, Guatémaltèque, a ainsi grandi non loin de l'Alliance française, dont elle a profité des activités pendant son enfance. Andrea, venue de la Barbade, se déclare attirée par la France, par sa culture, son architecture et le français qui est sa « langue préférée ». L’autre moteur de la motivation de ces jeunes est le contenu même de la candidature française. Son slogan « La connaissance à partager, la planète à protéger » fait mouche et l'accent mis sur l'environnement les inspire. « La France met un avant la technologie, mais elle concilie progrès et environnement, analyse Andrea. Nous, aux Antilles, nous sentons très concernés par ces questions car nous sommes en première ligne face à ce défi avec la montée des eaux et les catastrophes climatiques ». C’est ainsi que le Grand Paris Express, contribuant à alléger la facture carbone, représente une douce musique aux oreilles de cette jeunesse. « Ce projet est formidable, s’enthousiasme Maria, car dans mon pays, le Guatemala, on fait face à de terribles problèmes liés à une urbanisation galopante, impossible à maîtriser  ». Un autre attrait de la candidature française : la mise sur un pied d'égalité des différents pays. « À Milan, les grands pays bénéficiaient des espaces les plus vastes pour y implanter leur pavillon. À Paris, ce sera différent : tous les pays seront égaux en terme d'espace dédié », explique Seda, Arménienne.

Ces jeunes, une fois revenus dans leur pays, vont promouvoir le projet français, et disposeront de l’exemple concret du Grand Paris Express, un défi d’avenir, pour illustrer l’intérêt d’appuyer la France. Leur action de lobbying commencera par adresser une lettre officielle à leurs députés. Ils sont confiants, à l’image de Monibur Rahman, Bangladais, pour qui « la France va gagner ». Et si elle se voit décerner l’organisation de l’Exposition, ils reviendront ici. Une motivation supplémentaire, s’il en fallait, pour se mobiliser.

Site ExpoFrance