Le 2 avril, à l’occasion d’une journée portes ouvertes, la Fabrique du métro présente une riche programmation axée sur l’art. A ne pas manquer, l’exposition photo « En immersion » qui poétise les transformations urbaines en cours.

Quartier de gare Villejuif Louis-Aragon
Cyrus Cornut en immersion dans le quartier de gare Villejuif Louis-Aragon

Samedi 2 avril, la prochaine journée portes ouvertes de la Fabrique du métro fera la part belle à l’art. Au-delà des coulisses fascinantes du Grand Paris Express, les visiteurs découvriront aussi ses facettes créatives. Dans cette programmation artistique, il ne faut surtout pas passer à côté de l’exposition photos « En immersion ».  Dans un contexte de couvre-feu, trois photographes missionnés par la Société du Grand Paris se sont immergés, de novembre 2020 à février 2021, dans plusieurs quartiers à proximité de futures gares du nouveau métro. Ils ont sillonné les 800 mètres autour de chaque gare, un périmètre appelé à se métamorphoser avec l’arrivée du Grand Paris Express.

Trois regards sur les transformations urbaines en cours

Chacun des photographes a porté son regard sur la personnalité de ces quartiers et les mutations urbaines en cours.

Sophie Brandström a exploré Vitry Centre. Installée dans un hôtel à deux pas du MACVAL, elle a tissé un lien avec la ville pour rendre compte « de la diversité de Vitry, de son esprit d’ouverture et du mélange entre l’urbain et la campagne, très présente dans la ville », comme l’artiste le précise. Les rencontres sont parfois improbables. Des allées débordent de végétation et des chevaux regardent depuis leur écurie le visiteur. Non loin de là, des hautes tours, ainsi que des grues qui annoncent un paysage en transformation.

Quartier de gare Vitry Centre
Sophie Brändström en immersion dans le quartier de gare Vitry Centre

Architecte de formation, Cyrus Cornut est quant à lui parti à Villejuif Louis-Aragon et Issy RER. Une sensation de vitesse émane de ses clichés où la vie semble s’accélérer sous l‘effet des chantiers et de la vie humaine. « Les personnes en mouvement, les voitures, les scooters… sont là pour bien nous signifier que nous sommes dans des espaces qui bougent, dans des paysages animés », développe le photographe. L’omniprésence des transports en commun rappellent aussi que la vie de ces quartiers dépend entièrement de ces mobilités.

Enfin, Laurent Villeret a opéré à Pont de Sèvres et à Créteil L’Echat. Plus encore que ses confrères, il a mis l’accent sur ce tourbillon de la mobilité et la centralité occupée par les transports. Il nous l’explique : « en réalisant les photographies à différentes heures de la journée, notamment à l’aube et à la tombée de la nuit, j’ai pu mettre en valeur la dynamique du déplacement des habitants, saisis de manière fantomatique, en attente d’une correspondance. »

Quartier de gare Pont de Sèvres
Laurent Villeret en immersion dans le quartier de gare Pont de Sèvres

Outre cette exposition, bien d’autres ateliers et rendez-vous consacrés à la dimension créative du Grand Paris Express passionneront les visiteurs : une projection, des conférences, une création théâtrale, etc. Attention, certaines activités sont sur inscription. Tout le programme est ici.

Nous vous y attendons nombreux !