Cinq expérimentations sont actuellement menées aux abords des nouvelles gares. Elles sont portées par la Société du Grand Paris, Île-de-France Mobilités et l’Association des maires d’Île-de-France. L’objectif est de tester des solutions innovantes qui pourraient, demain, être généralisées à toutes les gares du Grand Paris Express. Intéressons-nous à la solution proposée par l’entreprise CEMEX, déployées à proximité de la gare Chevilly Trois-Communes.

500 feuilles incrustées dans le sol. Le jour de la rentrée 2018 des vacances de Toussaint, c’est ce que les élèves ont découvert sur le chemin menant à leur école maternelle et élémentaire de Lallier, à L’Haÿ-les-Roses. Bien plus qu’une touche de fantaisie, c'est un revêtement révolutionnaire qui a été installé par le cimentier-bétonnier CEMEX. Ces feuilles, conçues par l’équipe Global R&D CEMEX, sont en effet constituées de granulats luminescents qui emmagasinent la lumière la journée pour la restituer une fois la nuit tombée sur la ville.

Dès les sorties de classe en hiver, le trottoir desservant l'école profite d’un tracé lumineux et gratuit énergétiquement. La nature de l’éclairage, par le sol, ne génère pas de pollution lumineuse. Une bonne nouvelle quand on sait que la luminosité occasionne des nuisances sur la santé et perturbe la faune.

Nous sommes à quelques mètres de la future gare Chevilly Trois-Communes sur la ligne 14 Sud. « L'objectif serait de généraliser cette technologie sur les parvis des futures gares », se projette Lucia Alarcon Ruiz, en charge de l’innovation produit chez CEMEX. Au-delà du Grand Paris Express, cette expérimentation permet de « tester ce revêtement dans le cadre du réaménagement des gares existantes en Île-de-France qui sont de l’ordre de 450 aujourd’hui », explique Georgina Mendès, responsable adjointe intermodalité et nouvelles mobilités à Île-de-France Mobilités.

À terme, les zones urbaines peu éclairées et les passages sombres pourraient bénéficier de cet apport lumineux sur le sol. Plus visible et plus durable que la peinture, on pourrait même imaginer que cette technologie soit utilisée pour la signalétique inscrite sur le sol. Des bandes bornant les pistes cyclables et les passages cloutés brilleraient dans la nuit.

Anti-inondation

Plus innovant encore, ce revêtement est doté d’une autre qualité : la perméabilité. En ville, l'asphalte et le béton empêchent aujourd’hui l'eau de s’infiltrer directement dans le sol. Et la multiplication des inondations révèle les dangereux méfaits d’une telle perturbation du cycle de l'eau. D’où un objectif : la recherche d’une « ville perméable ». Devant l’école de Lallier, plus aucun risque que les élèves mouillent leurs chaussures dans les flaques !

Premiers expérimentateurs, les enfants ont été sensibilisés par les équipes CEMEX à l’arrivée du revêtement à travers l’histoire imaginée du petit arbre Arnaud. Ils ont également pu interagir avec les matériaux du nouveau revêtement, à l'aide d’échantillons.

Pour découvrir cette expérimentation sur place :

Devant l’école de Lallier
27, rue Paul Hochart
94240 L'Haÿ-les-Roses

Vous pouvez également retrouver les différentes facettes de ce béton révolutionnaire en vidéo.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Retrouvez les quatre autres expérimentations :