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Palissades d’un chantier du Grand Paris Express

Avec près de 300 chantiers engagés en Île-de-France, la construction du Grand Paris Express ne passera pas inaperçue ! Tout est mis en œuvre pour faciliter la cohabitation des Franciliens avec les travaux du nouveau métro.

Chaque chantier est délimité par des palissades. Plus que de simples barrières de sécurité, elles informent et orientent les riverains. Tout autour, les itinéraires pour piétons, cyclistes et automobilistes sont organisés et sécurisés en concertation avec les communes et les départements. Dans la mesure du possible, l’accès aux commerces à leurs abords est maintenu. Sur place, des agents de proximité renseignent les riverains sur les étapes et la nature des travaux.

Chaque jour, quelque 2 000 tonnes de terres – l’équivalent d’une centaine de camions ou d’une barge fluviale – seront extraites des chantiers à l’échelle du Grand Paris. Comme le Grand Paris Express est un métro largement souterrain, la majorité de ces terres sont issues du creusement des tunnels. Le reste provient de la construction des gares et des autres ouvrages. Pour évacuer ces déblais, les transports sont choisis en fonction de chaque site, en privilégiant les modes les plus écologiques (fluvial, ferroviaire). Dans le cas du transport routier, les grands axes sont empruntés autant que possible pour réduire la circulation des camions dans les centres-villes.

Bruits, vibrations, émission de poussières : autant d’inconvénients qui vont de pair avec les chantiers. Pour réduire les nuisances sonores, des études acoustiques sont effectuées avant le démarrage des chantiers pour organiser les dispositifs antibruit. De nombreuses mesures sont adoptées : respect d’horaires définis en concertation avec les autorités locales, choix de techniques de construction, emploi d’engins et de véhicules de chantier aux normes acoustiques en vigueur, positionnement des installations les plus bruyantes à distance des zones d’habitat… Les nuisances vibratoires liées à la construction des tunnels restent faibles en raison de la profondeur à laquelle creusent les tunneliers. Pour les travaux en surface, les vibrations sont limitées par des méthodes de construction adaptées. Quant aux poussières, plusieurs solutions sont mises en œuvre pour en réduire les émissions : utilisation de camions bâchés, stockage à l’abri du vent des matériaux fins ou recours à l’arrosage des zones de travaux.

Enfin, les chantiers doivent rester propres et ordonnés ; les déchets susceptibles de s’envoler sont enfermés ou protégés. Quant aux camions, leurs roues sont nettoyées avant toute sortie des zones de travaux.