Grâce à la démarche BIM, l’immersion dans les futurs ouvrages et équipements du Grand Paris Express, encore en construction, est déjà possible. Mais en plus de refléter de manière extrêmement fiable les gares, tunnels et ouvrages de service du nouveau métro, cette méthode de collaboration transforme les manières de travailler pour les acteurs de la construction et améliore la maîtrise des aléas.  Une vraie révolution.

Les 23 et 24 juin prochains, le salon « BIM World » accueillera à Paris les principaux acteurs concernés par cette méthode qui révolutionne le monde de la construction. Fidèle au rendez-vous, la Société du Grand Paris y présentera sa toute nouvelle charte BIM. L’occasion de faire le point sur cette approche qui permet de suivre très exactement la conception puis la réalisation des travaux et qui éclaire les décisions à mettre en œuvre.

Collaboration autour d'une maquette numérique

« C’est quoi le BIM »


Dans les marchés de travaux de maîtrise d'œuvre (CCAG 2021), le BIM est défini ainsi : « Le BIM (Building Information Modeling, c’est-à-dire la Modélisation d’informations de la construction) est une méthode de travail basée sur la collaboration autour d’une maquette numérique. Dans un processus BIM, chaque acteur de la construction crée, renseigne et utilise cette maquette, et en tire les informations dont il a besoin pour son métier. En retour, il alimente la maquette de nouvelles informations pour aboutir au final à un objet virtuel renseigné, représentatif de la construction, de ses caractéristiques géométriques et des propriétés de comportement. »

Le BIM, un langage commun

Pour la Société du Grand Paris qui s’est engagée dans cette démarche dès 2015, la démarche BIM constitue un allié stratégique pour la conception et la réalisation du nouveau métro. Ainsi, pour chaque ouvrage, une maquette numérique s’enrichit au fur et à mesure des étapes du chantier, dûment renseignée par tous les métiers qui interviennent, de l’architecte au poseur de voie. Fruit d’une coordination interdisciplinaire et multi-phases, elle délivre des informations précieuses par exemple sur les solutions techniques à mettre en œuvre, l’agencement des géométries et des implantations des composants du projet ou encore la quantité de matériaux utilisés. Elle permet d’étudier toutes les options puis d’éclairer les choix. Aucun détail n’est laissé au hasard. Pour une poubelle installée sur un quai de gare, la démarche BIM permettra d’en connaître les dimensions, mais également le nom du fabriquant ou encore la peinture utilisée.

S’il permet d’anticiper en amont, et donc de sécuriser chaque étape, l’intérêt du BIM va bien au-delà des phases de conception et de réalisation du Grand Paris Express, voire même de l’aide à la décision que fournit aujourd’hui cet outil pour le maître d’ouvrage. Demain, ces maquettes numériques collaboratives faciliteront la maintenance et l’exploitation des ouvrages et des équipements, du fait de la précision des informations renseignées.

« L'usage des maquettes numériques à la Société du Grand Paris »

 

Plus qu’une méthode, la démarche BIM rend possibles les synergies dès le stade de la conception, elle inscrit l’humain et les interactions au cœur du dispositif, et devient un langage commun, une culture partagée par l’ensemble des acteurs qui travaillent pour le nouveau métro. En mettant à la disposition de tous sa nouvelle charte BIM, la Société du Grand Paris entend donc contribuer au déploiement de cette approche collaborative au sein des entreprises françaises et européennes. Et s’appuyer résolument sur l’innovation pour piloter et suivre chaque étape du projet.