Implantés au cœur d’un territoire urbain souvent dense, les chantiers du Grand Paris Express doivent néanmoins coexister avec des oiseaux, grenouilles, insectes. Pour compenser les conséquences des travaux, la Société du Grand Paris reconstitue des habitats écologiques. Les premières réalisations sont déjà visibles.

Pose de nids en forêt de Notre-Dame

En amont des travaux du Grand Paris Express, la Société du Grand Paris missionne des experts naturalistes pour identifier les zones présentant des enjeux écologiques sur le tracé du nouveau métro. Pour la Ligne 15 Sud, première ligne en construction, des mesures préventives de capture, de déplacement d’espèces ou, encore, de reconstitution d’habitats ont déjà été entreprises. Malgré ces actions, les chantiers peuvent avoir des impacts résiduels sur certains espaces naturels et leurs habitants. Dans ce cas, des mesures compensatoires sont mises en œuvre, au plus près des sites en travaux. La Société du Grand Paris engage des partenariats avec des organismes publics pour assurer la pérennité de ces mesures. En 2016, six mesures compensatoires ont été réalisées :  

1 - Île-de-Monsieur

La mise en œuvre de plates-formes fluviales au droit de certains chantiers permettra d’évacuer les déblais de creusement du tunnel par bateaux. Or, la Seine est aussi un lieu de ponte des poissons et ces équipements sont susceptibles d’endommager des frayères existantes. En complément des opérations de restauration prévues après travaux, des mesures de compensation sont donc prévues sur le reste des berges de l’Île-de-Monsieur. La mesure comprend la pose de frayères artificielles et de radeaux flottants végétalisés sur une surface d’environ 400 m2.

 

2 - Forêt régionale d’Étréchy

Pour compenser la perte des habitats d’espèces pionnières d’insectes sur des secteurs de friches, la Société du Grand Paris restaure, en partenariat avec l’Agence des espaces verts, 3,85 hectares de pelouses semi-sèches calcaires et 4,82 hectares de dunes intérieures avec pelouses ouvertes dans la forêt d’Étréchy. La mesure comprend la réouverture de milieux, par des opérations de débroussaillage, de coupes d’arbustes, d’arbres et d’environ une trentaine d’arbres de grande hauteur.  

3 et 4 - Forêt domaniale de Notre-Dame

Certains sites concernés par les travaux de la Ligne 15 Sud présentent des caractéristiques de zone humide. Pour compenser cette perte, la mesure prévue en partenariat avec l’Office national des forêts, au niveau de la forêt domaniale de Notre-Dame, vise, sur une partie de la forêt, à recréer une zone humide fonctionnelle en remontant la nappe souterraine à son niveau d’origine. La nouvelle zone humide est intégrée au sein d’un site de 75 hectares, sur une surface a minima de 8 600 m². La mesure comprend également des opérations de gestion pour maintenir l’espace ouvert.

Forêt de Notre-Dame

En 2014, un faucon hobereau a été observé sur un des sites en travaux. Si aucun habitat n’a été identifié, la Société du Grand Paris a engagé une mesure expérimentale de création d’habitats pour le faucon hobereau dans la forêt de Notre-Dame, en partenariat avec l’Office national des forêts. La mesure consiste à poser dix nids artificiels dans des arbres de grande hauteur, et à créer un milieu favorable aux libellules, dont se nourrit le faucon hobereau. Un suivi sera mis en place avec plusieurs passages au moment de la période de nidification.  

Nid artificiel installé dans la forêt de Notre-Dame

5 - Centre technique de Champigny

Sur le site du futur centre technique de Champigny, la Société du Grand Paris prévoit la végétalisation du toit-terrasse du bâtiment, sur quelque deux hectares, pour proposer de nouveaux habitats aux insectes, en compensation des espaces perdus du fait de la construction de l’ouvrage. La végétalisation mêlera pelouses sèches et landes calcaires.  

Perspective de la toiture du centre d'exploitation Champigny

6 - Bois de Célie

La réalisation de la gare de Noisy – Champs a des conséquences sur les habitats d’amphibiens. En plus des mesures de déplacement réalisées en 2016, et en partenariat avec l’Agence des espaces verts, la mesure de compensation consiste à restaurer cinq mares existantes d’environ 100 m² chacune au sein du boisement, et à créer une mare prairiale de 200 m² à proximité. Ces habitats permettront l’accueil de nouvelles populations d’amphibiens connues dans le secteur, à 2,5 km des impacts du projet.

Mare du bois de Célie

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