Le président du directoire de la Société du Grand Paris propose la réalisation d'une étude indépendante sur l'interopérabilité entre les lignes 15 Sud et 15 Est à Champigny-sur-Marne.

À Champigny-sur-Marne, les travaux de l'ouvrage Salengro se poursuivent et soulignent à quel point ce chantier est stratégique pour le Grand Paris Express. Ainsi, lorsque le nouveau métro sera en exploitation, cet ouvrage permettra la ventilation des tunnels, l'accès pour les services de secours, l'alimentation électrique du réseau et, le cas échéant, la circulation des trains de maintenance entre les lignes 15 Est et 15 Sud. En phase de travaux, ce chantier sera le point d'arrivée de deux tunneliers qui auront creusé les tunnels de la ligne.

Travaux de l'ouvrage Salengro
En revanche, pour permettre l'interopérabilité entre les lignes 15 Est et 15 Sud, c'est-à-dire le passage des trains d'une ligne à l'autre en gare de Champigny Centre, la réalisation d'un deuxième ouvrage d'entonnement doit être engagée dans quelques années, dans le cadre des travaux de la ligne 15 Est.

Ces travaux, qui n'ont donc pas encore commencé, sont particulièrement lourds, la longueur de ce second ouvrage atteignant 110 mètres. Avant que ces travaux soient engagés, et dans un souci de poursuivre le dialogue avec tous les acteurs des territoires concernés, Thierry Dallard, le président du directoire de la Société du Grand Paris, a souhaité qu'un débat s'engage sur la mise en oeuvre de l'interopérabilité entre les lignes 15 Sud et 15 Est du nouveau métro.

Les questions sur la table 

La responsabilité de la Société du Grand Paris est d'évaluer les implications de l'interopérabilité sur l'exploitation du futur réseau afin de peser ses avantages et ses inconvénients, de voir si ses bénéfices sont au niveau des attentes des territoires et des habitants. Les questions qui se posent sont les suivantes : quelles garanties en matière de desserte locale, notamment pour les communes à l'est de la ligne 15 Sud ? Quels impacts des chantiers restant à réaliser sur les riverains ? Quel gain réel en qualité de service aux voyageurs face aux coûts engagés ?

Pour que toutes les réponses soient mises sur la table, Thierry Dallard propose à l'ensemble des partenaires de conduire une étude indépendante et complète sur le sujet. Un processus de transparence qui vise à permettre à chacun de disposer de toutes les informations disponibles pour prendre une décision éclairée. Soulignant que "l'arbitrage de 2013 en faveur de l'interopérabilité est toujours d'actualité" et que sa mission est "de faire preuve de rigueur dans la gestion du projet, y compris budgétaire", le président du directoire de la Société du Grand Paris insiste sur le fait que, "d'un point de vue technique, le moment est le bon pour se reposer la question avant de lancer définitivement un investissement aux nombreuses conséquences"