Les ouvrages associés

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D’autres ouvrages disposés le long du parcours sont également indispensables au fonctionnement du métro en toute sécurité. Ce sont les puits de sécurité, les dispositifs de ventilation du tunnel et de désenfumage, les ouvrages de décompression, les ouvrages d’épuisement, et les postes de d’alimentation en énergie.

La garantie d’un bon fonctionnement

Dans le cheminement des voies du métro du Grand Paris Express, différents ouvrages permettent d’assurer la sécurité, la ventilation et les besoins techniques (électricité, éclairage).

Les puits sont des éléments essentiels à plusieurs titres. Ils sont conçus pour assurer la ventilation du tunnel, son désenfumage et pour permettre l’accès des pompiers, afin d’évacuer des éventuels blessés. Pour ces raisons, ils sont implantés tous les 800 mètres au plus, conformément à la réglementation en vigueur (arrêté du 22 novembre 2005 relatif à la sécurité dans les tunnels des systèmes de transport publics guidés urbains de personnes).

La ventilation du tunnel assure plusieurs fonctions essentielles. Elle permet d’une part de maintenir une température de confort dans l’ouvrage et d’autre part, de renouveler l’air dans certaines situations de trafic. Enfin, elle permet le balayage et l’évacuation de la fumée en cas d’incendie dans le tunnel. Cette dernière fonction interfère directement sur la dimension du puits. Ces ouvrages s’ajoutent aux dispositifs déjà mis en place à l’intérieur de chaque gare.

D’autre part, des ouvrages de décompression sont prévus dans l’ensemble des gares du réseau afin de réduire les phénomènes liés aux effets de pression dus à la circulation des trains en tunnel à des vitesses élevées.

Des fonctions mutualisées

Entre deux gares, les dispositifs de ventilation et de désenfumage du tunnel sont en règle générale mutualisés avec les ouvrages d’accès aux secours, afin de réduire le nombre de puits à réaliser entre les gares et de minimiser la gêne sur les territoires. Dans ces cas, les accès secours doivent permettre une intervention rapide et efficace des pompiers, en n’importe quel endroit, en cas de sinistre. Ainsi, compte tenu des contraintes de tracé, la profondeur de plusieurs de ces puits, au-delà de 30 m, impose de les équiper d’ascenseurs permettant le transport d’un brancard.

De même, les ouvrages d’épuisement destinés à recueillir les eaux d’infiltration et de ruissellement du tunnel en vue de les rejeter dans le réseau d’assainissement local sont, autant que possible, mutualisés avec les puits d’accès des secours. Ces derniers sont alors implantés aux points bas du tracé.

Pour assurer la ventilation et le désenfumage, ces puits sont équipés de ventilateurs permettant l’extraction ou l’insufflation d’air dans le tunnel. L’air est extrait vers la surface via les puits de ventilation et les grilles d’aération. Celles-ci ont une surface de l’ordre de 30 à 40 m2 en cas de circulation possible, 20 m2 lorsqu’elles sont protégées et inaccessibles au public.

La Société du Grand Paris, dans un souci de respect de la réglementation en vigueur sur le bruit, prévoit l’insonorisation des ventilateurs de ces puits et de dispositifs limitant les courants d’air. Dans cet objectif, des essais sont planifiés afin d’étudier et mesurer ces contraintes.

Une technique similaire à celle des gares

Les puits verticaux sont reliés au tunnel principal par un rameau de liaison. La SGP recherche dans la mesure du possible à disposer ces puits sur des emprises publiques. Toutefois, dans certaines zones, la réalisation de ces ouvrages nécessite l’acquisition de parcelles privées notamment pour implanter le chantier sans trop pénaliser la desserte du quartier.

Ils sont réalisés selon différentes techniques : soit celle utilisée pour la partie souterraine des gares, à savoir par la technique à ciel ouvert et parois moulées ; soit par tunnelier vertical, une technique utilisée en Espagne, Italie ou en Russie.
La planification de ces chantiers, dissociés du tunnelier, comporte un peu de souplesse et pourra être adaptée à l’environnement.

Enfin, pour transformer l’énergie électrique haute tension alternative (15 ou 20 kV), d’une part en courant continu de 1 500 V pour l’alimentation des trains, et d’autre part en basse tension alternative destinée à alimenter les installations électriques dans les gares et les ouvrages annexes, des postes de redressement et d’éclairage force dont disposés sur le réseau.

Sur l’ensemble de la ligne 15 sud et sur les sections de raccordement aux sites industriels (maintenance et remisage), 41 ouvrages annexes permettent d’assurer la sécurité et une bonne ventilation du tunnel.

En bref :

Durée de réalisation des puits : de 18 à 24 mois.
Creusement du puits : de 12 à 15 mois en fonction de sa profondeur.
Installation de son équipement interne : 6 mois
Emprise chantier : 400 m2