« Ce qui est exceptionnel, c’est la proximité des équipements sportifs »

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Le stade municipal de Villejuif, l'un des 82 stades d'athlétisme situés dans les quartiers de gare du Grand Paris Express © Société du Grand Paris/Gérard Rollando
Le stade municipal de Villejuif, l'un des 82 stades d'athlétisme situés dans les quartiers de gare du Grand Paris Express © Société du Grand Paris/Gérard Rollando

Interview de Stéphanie Jankel, membre du conseil de direction de l’Apur et coauteure de l’étude « Sports et Grand Paris Express ».

Pour quelles raisons avez-vous réalisé cette étude ?
Stéphanie Jankel :
Pour connaître l’offre d’équipements sportifs, les compter et les localiser. La métropole du Grand Paris et les futurs quartiers de gare du Grand Paris Express constituent deux nouvelles échelles géographiques encore insuffisamment documentées. Notre étude vise également à mettre en évidence l’accessibilité nouvelle apportée par le nouveau métro aux équipements sportifs grâce au nouveau métro, notamment dans le cadre de la candidature aux jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024. Il s’agit enfin de souligner l’enjeu que représente l’aménagement des quartiers de gare pour permettre à la fois les déplacements et les pratiques sportives.

Quels sont les principaux enseignements qui se dégagent de votre étude ?
S. J. :
Le principal enseignement, c’est l’offre riche et diversifiée. Même si les résultats sont assez comparables aux autres métropoles mondiales, en particulier le Grand Londres, ce qui m’a paru étonnant, c’est l’ampleur de l’offre à côté de chez soi. En effet, 86 % de la population se trouve à moins de 5 minutes à pied d’un équipement sportif public. Le Grand Paris Express améliorera encore les choses, puisqu’ on trouvera ce que l’on veut à deux ou trois stations maximum de chez soi!

L’accessibilité des équipements sportifs reste un enjeu important…
S. J. :
Il est souhaitable que des équipements coûteux à entretenir soient rendus toujours plus accessibles. Le Grand Paris Express permettra de mieux exploiter la couverture en équipements sportifs, en un mot, de faire mieux avec l’existant. Dans la perspective de futurs investissements, les collectivités desservies par le métro pourront plus facilement qu’avant mutualiser un équipement sportif. Par exemple, une commune, située à quelques stations de métro d’un projet de construction de piscine, pourrait avoir intérêt à participer aux coûts de fonctionnement pour permettre un élargissement des horaires d’ouverture ou la pratique de nouvelles activités plutôt que de supporter seule le coût de construction et de fonctionnement d’un équipement plus modeste.

Lire ici l’étude de l’Apur sur « Sports et Grand Paris Express ».